Jardins du Monde a pour objectif l’amélioration de l’état sanitaire des populations qui ont difficilement accès à la médecine conventionnelle.
Pour ce faire elle valorise l’usage des pharmacopées traditionnelles dans le cadre des dispositions de l’O.M.S. dans la médecine humaine et vétérinaire.
Sa démarche est celle de l’ethnopharmacologie appliquée.

Etudier les pharmacopées traditionnelles
Des enquêtes sont effectuées sur le terrain par le biais d’échanges auprès des détenteurs du savoir traditionnel. L’inventaire des ressources ethnobotaniques disponibles permet d’établir avec les populations locales une stratégie de maintien de la santé et de lutte contre les maladies.

Partager les données scientifiques
L’identification botanique effectuée, nous recherchons les informations scientifiques sur les espèces végétales et nous les adaptons à la problématique de terrain. L’association élabore des monographies simplifiées (botanique, chimie, toxicité, propriétés, usage médical, mode d’emploi et conseils d’utilisation) des plantes utilisées dans le cadre de la médecine traditionnelle. Ces fiches constituent une base de données scientifiques importante qui établit le lien entre les médecines traditionnelles et la médecine conventionnelle.
Ces données se concrétisent par la réalisation d’outils didactiques (manuels et ouvrages) et de protocoles d’élaboration de préparations officinales simples. Elles formeront la base des formations aux agents de santé locaux.

Rechercher des solutions thérapeutiques appropriées
Si pour de nombreuses pathologies comme les diarrhées, les infections respiratoires aiguës, les vers intestinaux, les dermatoses, etc. nous ne faisons qu’adapter des recherches déjà effectuées, il n’en est pas de même pour les parasitoses majeures telles que le paludisme et les leishmanioses (cutanée et viscérale). En effet, nous effectuons des investigations sur les plantes antiparasitaires des pays du Sud pour trouver des solutions et des applications simples, efficaces et réalisables par nos partenaires sur le terrain.

Mettre en place des jardins médicinaux
Pour faciliter l’usage traditionnel des plantes, l’association collabore à la mise en place de jardins médicinaux semés d’espèces locales reconnues au niveau scientifique, ne présentant aucune toxicité, efficaces, disponibles et connues de tous. Une équipe d’agents de santé locaux entretient et assure la promotion de ces jardins, qui sont en même temps des pépinières et des lieux de formation. Des séchoirs solaires sont fabriqués pour assurer le séchage des plantes médicinales, utilisant ainsi une technique appropriée pour les populations et favorable à l’environnement. Les mères de famille participent aux travaux des jardins et reçoivent des informations sur la prévention et les soins de santé primaires, des plants et des graines qui leur permettent d’avoir leurs remèdes sous la main.

Développer des pharmacies communautaires

Les plantes médicinales issues de ces cultures sont transformées dans des laboratoires de terrain. Les phytomédicaments (sirops et pommades) obtenus sont vendus dans les pharmacies communautaires souvent à côté de médicaments essentiels. Le produit de cette vente assure un revenu à l’agent de santé et surtout la permanence des soins dans la communauté à un prix accessible à tous.


Garantir la sécurité et l’efficacité des phytomédicaments
L’association assure et met en place un contrôle de qualité des produits à base de plantes. Nous nous basons sur le développement de tests simples facilement réalisables afin de vérifier la microbiologie et tendre ainsi vers une hygiène maximale.
La rigueur scientifique peut s’allier avec simplicité à la tradition afin d’obtenir une réponse thérapeutique. La démarche de Jardins du Monde concrétise ainsi des rapports équitables entre le Nord et le Sud.




Aujourd'hui, la Bretagne est fière de son patrimoine.

Si l'identité bretonne peut s'appuyer sur cette richesse, elle le doit à tous ceux qui ont, dans bon nombre de domaines, recueilli des éléments et tissé peu à peu cette toile que bon nombre de régions nous envient. Mais si dans les domaines de la langue, de la musique, de la littérature ou de l'histoire, des collectages ont été scrupuleusement effectués, il n'en est pas de même dans les domaines transversaux de l'ethnobotanique où tout reste à faire.
La Bretagne a un retard à combler face à ses voisins d'outre Manche qui souhaiteraient partager leurs connaissances dans ce domaine.

Par ailleurs, notre étude nous permettra de connaître et de comprendre les problématiques rencontrées par les Bretons dans certains domaines de la santé et nous tenterons d'y apporter des réponses adaptées.
Ces réponses se feront sous la forme d'animations, de formations et d'ateliers, sur la base des informations ethnobotaniques recueillies.
Les jardins et les plantes seront un moyen d'apporter des informations et des connaissances dans les domaines de la prévention (alimentation) et des soins de santé primaires (premiers soins, démarche thérapeutique, contrôle de l'automédication, soins aux jeunes enfants, etc.).

Objectifs :

Recensement des connaissances, savoir-faire et savoir-être, concernant l'usage des végétaux en Bretagne historique
Recueil d'informations sur les connaissances, pratiques et représentations de la santé en Bretagne (Loire-Atlantique incluse, bien entendu).
Organisation de la matière ethnobotanique et médicale récoltée.
Analyse anthropologique et mise en forme des informations recueillies.
Diffusion de la matière recueillie auprès du public par le biais d'expositions, de publications.
Valorisation de la matière recueillie, originale et d'une riche valeur patrimoniale dans des activités de production (agricole, alimentaire, artistique, touristique).
Protection du patrimoine végétal et culturel.
Organisation de formations d'éducation à la santé.





Contes et plantes du Conservatoire botanique national de Brest

L'ethnobotanique, c'est avant tout le recueil auprès des peuples, des éléments les reliant au monde végétal. Dans toutes les sociétés, la pratique du "conte" est présente et anime les membres des communautés à se rejoindre par l'histoire. Ce chemin croisé, entre l'imaginaire et la réalité, nous permet de mieux concevoir les aspects relationnels entre l'homme et la nature qui l'entoure.
Afin d'illustrer ce symbolisme propre à chaque culture, nous vous présentons ci-après des exemples de contes collectés par différents stagiaires du D.U. d'ethnobotanique appliquée de Lille (Bénédicte PAGET, Karim CHIKH) parmi les Mossi et les Lyélé du Burkina Faso. Du fait de la grande importance du végétal dans le quotidien des Mossi et des Lyélé, il est tout naturel de le retrouver dans les productions littéraires et dans le domaine du Sacré. Le conte est l'une des expressions littéraires d'Afrique de l'Ouest où transparaît le mieux la place occupée par la plante auprès de l'homme.
Sur ce même thème, nous collaborons avec le Conservatoire botanique national de Brest au projet de "Sensibilisation de scolaires à la diversité végétale". Soutenu par la Ville de Brest, ce projet rassemble différents acteurs autour de l'importance de la conservation : écoles et bibliothèques de Brest, écoles et jardin botanique du Cameroun, équipe pédagogique de Kew Gardens à Londres.


Contes du Burkina Faso

Le baobab et ses réfugiés
Le monde des arbres
Sôn et Voanéniono
L'antilope et le chasseur
Goumou et la jeune mariée
Sôn et Epilou-Wélé
Pyinnou et la jeune fille

LE BAOBAB ET SES REFUGIÉS

Il était une fois un homme qui vivait paisiblement. Au milieu de sa cour se dressait un majestueux baobab. Un jour, un serpent se glissa dans sa cour, il vint trouver l'homme et lui demanda :
-"Puis-je vivre dans le trou de ton baobab ?"
-"Oui, tu le peux." Répondit sans attendre l'homme.
Le lendemain, un oiseau vint se poser devant lui et il lui demanda :
-"Puis-je construire mon nid dans le feuillage de ton baobab ?"
-"Oui, tu le peux." Répondit encore l'homme.
Le jour suivant, un aigle vint se poser devant lui et il lui demanda :
-"Puis-je vivre dans le feuillage de ton baobab ?"
-"Oui tu le peux." Répondit une nouvelle fois l'homme.
Et encore le jour suivant, de grosses fourmis marchèrent jusqu'à ses pieds et elles lui demandèrent :
-"Pouvons-nous vivre dans ta cour ?"
-"Oui, vous le pouvez." Répondit l'homme.
Mais un beau jour et je ne sais pour quelle raison, un voisin souhaita la mort de cet homme. Il conclut un pacte avec le chef du village qui ne l'aimait pas non plus, et tous deux montèrent un mauvais coup. Ils arrivèrent dans la cour de l'homme au baobab et lui dirent :
-"Tu vas devoir passer des épreuves, si tu échoues à l'une d'entres-elles, tu seras tué sur-le-champ !"
-"Pourquoi ? Qu'ai-je fait pour mériter cela ? Demanda l'homme. Mais il n'obtint aucune réponse. Au contraire, les deux voisins rétorquèrent en disant qu'ils tueraient sa famille s’il n'acceptait pas de passer les épreuves. Alors, sous la pression, l'homme au baobab dut accepter.
Les deux hommes déposèrent devant les pieds de l'homme quatre gros sacs : l'un contenait des grains de petit mil, un autre, des grains de gros mil, un autre, du sésame et le dernier, du maïs. Ils tranchèrent ces sacs, les graines se répandirent sur le sol. Puis ils les mélangèrent et dirent :
-"Voici la 1ère épreuve : tu as une nuit pour trier les graines et en faire quatre tas distincts, si tu échoues, tu seras tué sur-le-champ" Puis les hommes partirent en ricanant.
L'homme fondit en larmes mais il vit les grosses fourmis qu'il hébergeait dans sa cour venir à ses pieds. Il se redressa, essuya ses larmes et leur demanda ce qu'elles voulaient.
-"Tu as accepté de nous laisser vivre dans ta cour. Et pour te remercier, nous allons t'aider. Pars te coucher. Demain, quand tu te réveilleras, nous aurons fini de séparer les graines et tu pourras vivre." Répondirent-elles.
En effet, le lendemain, quand l'homme sortit de sa case, il découvrit quatre tas de graines parfaitement triées. A ce moment même, les deux mauvais hommes entrèrent dans la cour et virent le fait accompli. Ils serrèrent les mâchoires mais ne renoncèrent pas :
-"Tu as réussi à passer cette 1ère épreuve avec succès mais voici la seconde : il existe un chapeau qui ne se fait qu'au Mali, voici de l'argent pour l'acheter, tu as une nuit, si tu échoues, tu seras tué sur-le-champ".
Et cette fois, ce fut l'aigle qui lui proposa son aide. Le lendemain, il revint tenant le chapeau dans son bec.
Les deux mauvais étaient rouges de colère et lui énoncèrent une troisième épreuve :
-"Tue un taureau rien qu'en le fixant du regard, si tu échoues, tu seras tué sur-le-champ"
Et cette fois, ce fut le serpent qui lui proposa son aide et il tua le taureau.
Fous de rage, les deux hommes énoncèrent la dernière épreuve :
-"Fais tomber le fruit du baobab rien qu'en le fixant des yeux, si tu échoues, tu seras tué sur-le-champ"
Mais l'oiseau décrocha de l'arbre un fruit qui tomba par terre et l'épreuve fut réussie.
Et les deux mauvais durent laisser vivre l'homme au baobab.

Conte raconté par
Alimata Sawadogo, élève en CE1 à Bouktenga


LE MONDE DES ARBRES

C'était par une nuit très sombre, toute la poussière du sol emportée par l'harmattan flottait dans l'air. Au loin, un âne se mit à braire. Alors, répondant à ce cri, comme à un signal convenu, tous les arbres se mirent en route et gagnèrent la brousse.

Je les vis se disposer en arc de cercle autour du géant Baobab. Ils étaient nombreux.

À sa droite, il y avait ceux qui étaient venus des champs de culture : le Karité avec ses fleurs blanches, le Néré avec ses fleurs rouges et le Gao chargé de roses qui, lorsqu'il se penchait vers son voisin, tintaient comme des clochettes. De l'autre côté, à sa gauche, il y avait le Tamarinier et le Caïcédrat, à l'ombre du Fromager. Un peu à l'écart de ce respectueux conseil, on pouvait remarquer parmi les observateurs attentifs le Neem dont les fruits étaient encore verts, l'Acacia avec ses fleurs jaunes, même les Eucalyptus, dont la candidature avait plusieurs fois été rejetée, avaient envoyé incognito le plus jeune de leur représentant.

Le Néré ouvrit la séance, donnant l'ordre du jour, et passa la parole au Baobab. Celui-ci, d'une voix grave et martelant ses mots, brossa un tableau sombre de la situation. Il raconta sa dernière entrevue avec la pluie, comment il l'avait suppliée de ne pas laisser le soleil assécher les marigots, assoiffer les humains et les bêtes, mais plutôt de se répandre abondamment et régulièrement à travers champs et forêts. Pour terminer, il transmit à ses collègues des excuses que la pluie lui avait faites, en insistant pour que chacun d'eux veille à économiser l'eau se trouvant dans le sol.

C'est alors que le Gao demanda la parole et expliqua comment certains hommes arrivaient à retenir les eaux en construisant des petits murs épais remplis de cailloux. Le Baobab le remercia, le félicita pour le bienfait qu'il apportait chaque année en laissant tomber ses feuilles sur les champs de culture. Il fût longuement applaudi mais le Fromager, jaloux, glissa dans l'oreille de son voisin à moitié endormi que le bétail mangeait aussi ses graines mais que jamais le Baobab, son concurrent à la présidence, n'allait le féliciter publiquement.

Le Karité, qui s'était tu jusqu'alors, se mit à dévoiler les alliances secrètes du vent avec les esprits du Mal pour arracher la bonne terre et mettre le sol à nu. Il fit de grands dessins dans l'air pour expliquer comment le vent chassait les nuages gonflés de pluie.

Et tout à coup, le Tamarinier et le Caïcédrat se levèrent d'un coup et proposèrent à l'assemblée leur aide pour contrecarrer, là où c'était possible, les actions néfastes du vent.

Et c'est au moment où la tension était la plus forte que le Néré commença à parler, d'abord à voix basse pour que chacun écoute attentivement, puis en élevant sa voix progressivement. Durant son long réquisitoire, il s'en prit aux hommes, racontant les massacres auxquels ceux-ci s'étaient livrés contre ses frères. Et c'est presque en pleurant qu'il leur donna des preuves que ces hommes, auxquels leurs ancêtres avaient jadis donné le feu, continuaient à utiliser ce feu contre eux en brûlant les brousses et les bois verts. Et pour terminer, il réclama comme châtiment que le feu soit retiré des mains de l'homme.

Il fut hué par certains mais applaudi par d'autres. Devant la gravité des accusations, le Baobab interrompit la séance et les membres du conseil se retirèrent pour examiner les mesures à prendre.

Quelle pourra être la sentence ? ...
Conte raconté par Alassane Dakissaga à l’occasion d’une conférence pour un projet de reboisement sur la route de Kaya.


SÔN ET VOANENIONO

"Un jour, Sôn avait mal au ventre. À côté de lui, il y avait un arbuste, Voanéniono. Il dit à Voanéniono qu'il avait mal au ventre et il lui demanda d'aller chercher un médicament pour qu'il puisse se soigner.

Voanéniono répondit en disant que ce n'était pas son problème, que lui, il était en bonne santé, qu'il était fort et que ses problèmes ne l'intéressaient pas. Sôn dit à son voisin de tout faire pour l'aider parce que s'il ne guérissait pas, il risquait de le contaminer.

Voanéniono qui est un petit arbuste pas très élevé en taille répondit à Sôn en lui disant : "Mais, toi qui grandis très haut comment peux-tu descendre et me contaminer ? Donc je n'ai rien à faire avec toi." Sur ce, Sôn n'a plus rien dit.

Petit à petit, Sôn a fini par mourir. Après sa mort, les femmes du village qui partaient aux champs pour travailler remarquèrent que Sôn était mort et que son bois était bien sec. Elles commencèrent à le ramasser mais elles se rendirent compte qu'elles n'avaient rien pour l'attacher et le transporter. Elles ramassèrent tout de même le bois.

En cherchant une solution, elles trouvèrent Voanéniono qui s'était fait tout petit. Elles l'arrachèrent en entier pour faire des lianes avec son écorce. Finalement, elles purent attacher le bois sec de Sôn pour le ramener au village.

La morale de ce conte dit ceci : on doit s'entraider et secourir son voisin quand il est en difficulté parce qu'on est tous liés et qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver. Voanéniono n'a pas voulu aider Sôn en lui trouvant un produit. Sôn est mort et finalement sa mort a entraîné celle de Voanéniono."

Raconté par
Apollinaire Bayala, l’aîné - Bonyolo 19 avril 2004

Sôn = Vitellaria paradoxa, en Lyélé, de la Famille des Sapotaceae. C'est le Karité.
Voanéniono = Piliostigma reticulatum, en Lyélé, de la Famille des Fabaceae.



L'ANTILOPE ET LE CHASSEUR

"Un jour, un chasseur sortit en brousse. Au bout d'un moment, il trouva une antilope. L'antilope aussi avait vu le chasseur et elle s'enfuit. Après un certain temps, elle s'arrêta au pied d'un arbre, Etiolo.
Etiolo demanda à l'antilope : "Pourquoi tu fuis comme ça ? Que t'arrive-t-il ?" L'antilope répondit qu'elle avait vu un chasseur avec un fusil.
Et Etiolo répondit : "Vous les êtres humains, vous ne connaissez pas le bienfait, sinon, je pourrais t'aider."
Alors l'antilope lui a répondu : "Fais ça pour Dieu." Etiolo a accepté et il a descendu ses feuilles pour cacher l'antilope.
Le chasseur passa à côté de l'arbre sans voir l'antilope. Du coup, elle aurait pu s'enfuir saine et sauve mais avant de partir, elle voulut manger les feuilles d'Etiolo.
Le chasseur, qui repassait par là, vit l'antilope en train de manger les feuilles qui la cachaient. Il tira et il tua l'antilope.
Cela signifie que si quelqu'un te fait du bien, il ne faut pas lui retourner du mal.
Ce jour là, Etiolo décida de ne plus faire de bien aux hommes mis à part son écorce. Son fruit n'est plus comestible et ses feuilles non plus."

Raconté par
Kansolé Raïnata - Poun 26 avril 2004

Etiolo = Afzelia africana, en Lyélé, de la Famille des Fabaceae


GOUMOU ET LA JEUNE MARIÉE

"Il y avait dans un village, un homme qui voulait donner sa fille à marier mais elle ne voulait pas. Dans la cour de la maison de son père, il y avait un kapokier, Goumou.

La fille qui ne voulait pas partir se marier monta se réfugier dans les branches de Goumou. Le prétendant de la jeune fille arriva dans sa future belle famille pour demander sa femme.

En arrivant, il la vit dans le kapokier. Il demanda alors au kapokier de lui rendre sa femme. Ayant entendu que son mari était venu pour la chercher, elle se résigna. Quand elle se mit à descendre de sa cachette, Goumou lui dit de remonter.

Le mari dit alors Goumou, sur un ton plus sec : "Donnes moi ma femme." Goumou se baissa mais la fille lui dit de remonter.
Finalement, le mari n'a pas pu récupérer sa femme. Quand il partit, le père de la jeune fille monta sur Goumou et il prit sa fille sur ses épaules pour la faire descendre.

Une fois que son père l'eut descendu, elle voulut sceller son amitié avec Goumou. Elle lui dit : "Donnes moi un présent, ce présent sera la marque de notre amitié."

Goumou lui offrit le coton blanc qui entoure ses graines et lui dit : "Prends ce coton, quand tu seras blessée, tu n'auras qu'à le mettre sur ta blessure et ainsi tu guériras.

Depuis, on utilise le coton du kapokier que l'on mélange avec du tô afin que le coton reste sur la plaie pour guérir les blessures."

Raconté par Kinda Alisata – Poun 26 avril 2004

Goumou = Ceiba pentendra, en Lyélé, de la Famille des Bombacaceae. C'est le Kapokier


SÔN ET EPILOU-WÉLÉ

"Un jour Epilou-wélé était de passage quelque part dans la brousse. Il arriva devant Sôn et il lui dit : "Bonsoir, je suis un étranger et je viens d'arriver." Sôn le reçut alors dans sa famille, c'est-à-dire au sein de son feuillage et on lui donna une chaise pour qu'il puisse s'asseoir.

Après les salutations d'usage, il dit : "Ah ! C'est vrai, moi, je me sens fatigué. Est-ce que toi Sôn, tu me permets d'étendre une de mes jambes ?" Sôn répondit : "Oui, l'étranger est roi, si tu te sens fatigué, tu peux étendre tes jambes. Tends une jambe pour voir si ça va mieux comme ça." Epilou-wélé tendit alors une jambe.

Peu après il dit à Sôn : "Que non, je suis bien avec une jambe tendue mais je voudrais tendre ma deuxième jambe." Sôn répondit : "Que oui, tu peux étendre ton autre jambe." Epilou-wélé tend alors son autre jambe et ayant étendu ses deux jambes, il se retrouve assis sur une branche à proximité du tronc.

Profitant de la nourriture que lui offrait en toute hospitalité Sôn, il grandit, ses jambes s'allongèrent et quand elles atteignirent la terre, Epilou-wélé demanda à la terre une petite place pour poser ses pieds. La terre répondit : "Oui, tu peux poser tes pieds sur moi."

Une fois arrivé au sol, Epilou-wélé commence à prendre à la terre toute la nourriture de Sôn et en moins de quelques mois Sôn mourut et Epilou-wélé prit sa place.

Cela signifie qu'aujourd'hui, il ne faut plus avoir confiance en tous ses amis. Il y a des amis qui viennent chez vous, vous les recevez bien et demain c'est eux qui vous détruisent. C'est l'histoire de cet arbre là. C'est l'arbre tonique des nerfs. C'est un étranger qui aime bien descendre sur un autre arbre et il aime bien soit le Néré soit le Karité, c'est là-bas qu'il descend toujours."

Raconté par
Bayala Ambroise, Réo 17 avril 2004

Epilou-Wélé = Ficus sp. en Lyélé, de la Famille des Moraceae.
Epilou signifie Figuier et Wélé, voleur.
Epilou-wélé est un Figuier étrangleur.



PYINNOU ET LA JEUNE FILLE

"Dans un village, il y avait un homme marié avec plein de femmes. Parmi tous les enfants qu'il avait eus, il y avait une jeune fille, très belle et très douce qui n'était toujours pas mariée. Tous les soirs, la jeune fille attendait la nuit et sa fraîcheur pour préparer son repas. Une fois la nuit tombée, elle commençait à piler son mil, à le cuire pour faire le tô. Quand elle finissait de manger, elle sortait sur une grande place dégagée pour tisser son fil.
Un soir, après s'être installée comme d'habitude pour faire son travail, elle entendit des bruits effrayants qui venaient vers elle. C'était les Ancêtres qui venaient la chercher. Quand ils arrivèrent sur elle, elle s'échappa et elle courut aussi vite qu'elle pouvait pour leur échapper.
Arrivée devant sa porte, elle frappa en appelant son père : "Papa ! Papa ! Viens vite ouvres moi la porte !" Son père vint pour lui ouvrir et elle put rentrer saine et sauve chez elle.
Le lendemain, pensant que les ancêtres n'essayeraient plus de l'attraper, elle ressortit tisser son fil sur la place qu'elle aimait tant. Mais les grands bruits revinrent, encore plus effrayants que la veille. Alors elle courut vers sa maison, elle frappa de toutes ses forces sur la porte en appelant sa mère au secours. Sa mère vint lui ouvrir. Elle était sauvée pour cette nuit.
Le lendemain, c'est son frère qu'elle appela à son secours et il lui ouvrit la porte. Et chaque soir, elle appelait un frère différent pour qu'il lui ouvre.
Quand elle eut fait le tour de sa famille, elle rappela son père au secours, puis sa mère et ses frères mais ni son père ni sa mère et ni ses frères ne voulurent lui ouvrir la porte.
Paniquée, elle aperçut Pyinnou derrière la cour de sa famille. Elle courut jusqu'à lui pour se cacher et elle cria au secours à Pyinnou. Voyant cette jeune fille paniquée et poursuivie par les Ancêtres, il s'ouvrit en deux pour offrir une cachette à la jeune fille. Ne voyant plus leur proie, les Ancêtres sont repartis.
Le lendemain matin, à l'aube, Pyinnou rouvrit son tronc pour laisser sortir la jeune fille. Une fois dehors, la jeune fille rentra chez elle pour récupérer ses affaires et ne plus revenir. Elle avait fui la maison de ses parents.
Peu de temps après, son père mourut. On la fit prévenir mais elle ne vint pas à ses funérailles. Puis se fut sa mère qui mourut et ses frères ensuite mais elle ne venait pour aucune des funérailles des membres de sa famille.
Pyinnou, voyant que la jeune fille ne se déplaçait pas aux funérailles de sa famille se dit qu'il allait faire semblant de mourir pour voir si pour lui, elle se déplacerait.
Alors, les flammes ont commencé à le consumer. Pyinnou fit venir un oiseau et il lui demanda d'aller prévenir la jeune fille de son décès. L'oiseau partit à la recherche de la jeune fille.
Lorsqu'il la trouva, elle était en train de piler le mil dans la cour de sa nouvelle famille. L'oiseau la prévint de la mort de Pyinnou et dans la stupeur, elle laissa tomber son pilon qui se brisa en deux. Elle courut le plus vite qu'elle pouvait pour retrouver son vieil ami.
Quand elle arriva, elle vit les flammes qui consumaient Pyinnou. Elle frappa dans ses mains et elle sauta au cœur du foyer pour que tous les deux meurent ensemble. Mais une fois dans les flammes, elle vit les jeunes feuilles de Pyinnou et elle comprit que les flammes étaient fausses.
Pyinnou lui expliqua qu'il avait fait ça pour voir si elle viendrait pour lui car pour les funérailles de ses propres parents elle n'était pas venue. Pour la remercier, Pyinnou lui offrit une grande descendance et tout ce dont elle aurait besoin pour avoir une existence heureuse.
En rentrant chez elle, dans sa nouvelle famille, elle tomba sur sa marâtre qui était furieuse. Elle lui reprochait d'avoir cassé son pilon. Pour réparer les dégâts, elle partit au marché pour lui acheter un nouveau pilon. Mais sa marâtre lui a dit que non, qu'elle ne veut pas un autre pilon mais son propre pilon.
Alors la jeune fille ne sachant plus quoi faire partit dans la brousse en pleurant. C'était impossible, elle ne pourrait jamais réparer le pilon de sa marâtre. Désespérée, elle marchait en pleurant dans la brousse. Elle appelait au secours à qui voulait bien l'entendre mais elle savait qu'au milieu de la brousse personne ne l'entendrait.
Finalement, c'est Dieu qui l'entendit et alerté par les cris et les pleurs de la jeune fille, il envoya un oiseau pour savoir ce qui se passait. L'oiseau arriva auprès de la jeune fille et il lui demanda ce qu'elle avait. La jeune lui expliqua qu'elle avait cassé le pilon de sa marâtre et que celle ci ne voulait pas un autre pilon mais seulement son vieux pilon.
Alors Dieu lui dit de prendre son pilon cassé et de le joindre en l'appuyant de haut en bas. Quand la jeune fille eut joint les deux parties du pilon et qu'elle eut appuyé de haut en bas, le pilon se répara. Depuis ce jour là, la jeune fille est capable de guérir les gens qui ont les parties du corps déplacées ou les os brisés. Dieu lui avait donné le don de guérir les fractures."

Raconté par
Kinda Alisata – Poun 26 avril 2004

Pyinnou = Le Caïcédrat, Khaya senegalensis.


Jardins du monde possède au siège à Brasparts (29) un fond documentaire composé d’environ 400 ouvrages et comprenant notamment des publications scientifiques (thèses, tirés à part, mémoires d’étudiants). La plupart des pièces sont consultables uniquement sur place. Elles sont destinées à la recherche documentaire et à la lecture et concernent tout public hors scolaire.
L’accès est libre et gratuit, sur rendez-vous de préférence. Priorité est donnée aux membres de l’association.

La majeure partie des ouvrages est en langue française, quelques ouvrages sont en espagnols.
Les thématiques abordées sont : Botanique, Biodiversité, Phytosociologie, Ethnobotanique, Santé publique, Phytothérapie, Pharmacopées traditionnelles, Ethnopharmacologie, Anthropologie, Jardins et jardinage, Développement durable et solidaire, Relations Nord-Sud, Coopération internationale, Humanitaire…

Vous trouverez présentés également quelques exemples d’outils pédagogiques utilisés par l’association lors des formations sur le terrain. Ces ouvrages ne sont consultables qu’au siège de l’association.

Jardins du monde participe également régulièrement à l'élaboration de différents ouvrages sur l’ethnobotanique et l'utilisation des plantes médicinales. Ces ouvrages sur lesquels vous pourrez obtenir quelques informations dans la page "côté scientifique" sont en vente en ligne ou en prenant contact avec le siège.
Les ouvrages commandés à Jardins du monde vous seront envoyés après réception du bon de commande accompagné d’un règlement par chèque correspondant au prix de l’ouvrage + frais de port.





un click pour agrandir les photos
 



La " Foire aux plantes " est une manifestation proposée par Jardins du monde et organisée par ses bénévoles. Tout au long d’une journée de printemps, les membres de l’association proposent au public, chaque année plus nombreux, d’acheter de nombreuses variétés de plantes ornementales, condimentaires et médicinales. C’est également l’occasion d’échanger autour de la culture et l’usages des plantes et de présenter les actions de Jardins du monde. Cette vente de plantes est complétée par la vente de boissons et de crêpes et gâteaux réalisés par les bénévoles.
Cette manifestation est l’occasion pour certains d’entre eux de se retrouver à Brasparts (29) et de montrer une implication directe au profit de l’association. En effet, les plantes exposées sont produites et mises à disposition de l’association gracieusement par de nombreux bénévoles qui négocient aussi avec des producteurs de la région pour compléter le stock. Ils assurent également l’organisation générale, la publicité et l’animation de cette journée.
La première " Foire aux plantes " a été organisée en avril 2005 et est renouvelée chaque année, compte-tenu de son succès.
Les bénéfices de cette journée permettent à l’association d’assurer une partie du fonctionnement du siège et de poursuivre les actions en Amérique centrale peu subventionnées.


Bilans annuels

2007 : Belle journée pour la « Foire aux plantes »

De belles journées de printemps en perspective pour les nombreux visiteurs qui nous ont rejoints à Brasparts le dimanche 29 avril pour la troisième édition de la « Foire aux plantes ». Dès 10 h, les premiers acheteurs étaient là, et une belle affluence tout au long de la journée a contribué à sa réussite.
L’espace de la salle multifonction a été grandement appréciée tant des visiteurs que des bénévoles. Elle a permis une meilleure organisation de l’espace pour l’installation et une facilité de circulation pour les visiteurs, surtout aux moments d’affluence. Un autre point fort cette année a été la mise en place des plantes et des stands la veille, ce qui nous a permis d’être disponibles et fin prêts dès l’arrivée des premiers acheteurs. Bien sûr, tout n’est pas encore au point et les quelques soucis de démarrage ont vite été réglés grâce aux nombreux bénévoles présents et à leur rapidité d’exécution.
Cette année encore, un grand choix de plantes était proposé grâce au travail des nombreuses fourmis qui ont semé, rempoté, bichonné tout au long de l’année… Un grand merci pour leurs efforts ainsi qu’à toutes celles et ceux qui étaient présents la journée pour tenir les stands de plantes et répondre aux questions de nos visiteurs... Les plantes fleuries achetées au Lycées agricoles de Châteaulin et du Nivot ont également connu un franc succès. A la sortie, il fallait se relayer à la caisse de plantes qui débordait… Une tombola a également été organisée et les lots (camélia, gunnera et broméliacée) apportés par Anne Le Soueff ont été remis aux gagnants tirés au sort en fin de journée. Le bar au centre de la salle ou les tables installées pour le coin dégustation, ont été l’occasion de nombreuses rencontres et discussions parfois animées mais toujours chaleureuses. Cette année encore, les boissons fraîches ou chaudes, les gâteaux apportés par les bénévoles et les crêpes ont su retenir les curieux et les gourmands… Aux biligs, il fallait garder le rythme ! Et cette année, l’assemblée a pu se régaler de délicieuses crêpes au blé noir accompagnées de diverses garnitures. Merci aux crêpières, au GAEC Buzit qui a offert plusieurs litres de lait pour la réalisation des crêpes. Le service de boissons et la vente des gâteaux, toujours accompagnée d’un petit mot gentil a été assuré toute la journée.
Le stand de JDM a également retenu l’attention des passants bien qu’il n’y ait pas eu cette année de diaporama. Il sera important l’an prochain de resituer la foire aux plantes dans les actions de JDM.
La salle des fêtes à quant à elle servi cette année à la diffusion du film documentaire « guerre et paix dans le potager ». Une autre projection suivie d’un débat est envisagée l’an prochain en partenariat avec le P’tit 16, ciné-club des Monts d’Arrée.
Une belle journée propice à de nombreuses rencontres dans une ambiance sympathique où chacun a pu mettre la main à la pâte. Et pendant ce temps, les plantes continuaient à passer à la caisse ! Et dans la caisse, il y a eu beaucoup de sous… le bénéfice s’élève à 2 884,06 € !!!
Encore un grand merci aux nombreux bénévoles qui ont apporté des plants et participé à l’organisation et à l’animation de cette journée. Bon jardinage à tous et à l’année prochaine pour une nouvelle édition de la « Foire aux plantes ».

Dans la Presse :
« BRASPARTS : FOIRE AUX PLANTES LE DIMANCHE 29 AVRIL 2007

Pour la troisième année consécutive, l’association « Jardins du Monde » organise une foire aux plantes médicinales, condimentaires et ornementales. Les plants préparés par les bénévoleset les structures partenaires seront proposés au public. Un espace restauration est prévu (boissons, crêpes et gâteaux).
Pendant la journée, une projection du documentaire « Guerre et paix dans le potager » sera proposée au public toutes les heures.
« Jardins du Monde » est une association de solidarité internationale dont l’objectif est l’amélioration de l’état sanitaires des populations qui n’ont pas accès à la médecine conventionnelle par la valorisation de l’usage des plantes médicinales appliquée aux soins de santé communautaire. Les activités de l’association se situent au Guatemala, Honduras, Chili, Burkina Faso, Madagascar et Tibet. La « Foire aux plantes » aura lieu à la salle des fêtes de Brasparts le dimanche 29 avril 2007 de 10 h à 17 h. Entrée libre. » « la « Foire aux plantes » de JDM toujours un succès L’association « Jardins du Monde » a organisé à Brasparts dimanche 29 avril sa « Foire aux plantes » qui, pour la troisième année consécutive, a connu un beau succès.
Une belle affluence tout au long de la journée, un espace plus grand et plus convivial, la participation de nombreux bénévoles ont contribué à la réussite de cette troisième édition où les visiteurs ont pu découvrir et acheter de nombreuses variétés de plantes, se régaler des délicieuses crêpes et gâteaux et déguster café ou cidre dans une ambiance chaleureuse et musicale. Cette journée a été l’occasion de belles rencontres et d’échanges entre les bénévoles et les visiteurs autour de la culture et l’utilisation des plantes ainsi que de la présentation des activités de l’association. La projection du documentaire « Guerre et paix dans le potager » a également retenu l’attention de bon nombre de visiteurs.
L’ensemble des bénéfices de cette journée permettra à l’association de poursuivre ses actions d’appui aux populations n’ayant pas accès à la médecine conventionnelle par la valorisation des savoirs-faire traditionnels et l’usage des plantes médicinales. La somme récoltée sera utilisée entre autres pour la réalisation de formations d’agents de santé et de sages-femmes traditionnelles en Amérique centrale (Honduras et Guatemala), région pour laquelle nous avons peu de financements.
Un grand merci aux nombreux bénévoles qui ont apporté des plants et participé à l’organisation et à l’animation de cette journée. Merci aux Lycées de l’Aulne et du Nivot pour leurs belles plantes fleuries. Merci aux musiciens d’ « Etend ton Art ». Merci à Philippe et Moana, producteurs maraîchers bio à Pleyben pour leur soutien.
Bon jardinage à tous et à l’année prochaine pour une nouvelle édition. »


2006 : Beau succès pour la " Foire aux plantes "

De belles journées de printemps en perspective pour les nombreux visiteurs qui ont rempli la salle des fêtes de Brasparts ce dimanche 23 avril pour la deuxième édition de la " Foire aux plantes ". Dès 10h, alors que tout n’était pas encore prêt, les premiers acheteurs étaient là, puis une belle affluence tout au long de ce dimanche pluvieux a contribué à la réussite de cette journée. Bien sûr, tout n’est pas encore au point et les quelques soucis de démarrage ont vite été réglés grâce aux nombreux bénévoles présents et à leur rapidité d’exécution.
Cette année encore, un grand choix de plantes ornementales et médicinales était proposé grâce au travail des nombreuses fourmis qui ont semé, rempoté, bichonné… Merci donc à ces bénévoles pour leurs efforts. Et à toutes celles et ceux qui étaient présents dimanche pour tenir les stands de plantes et répondre aux questions de nos visiteurs... Les plantes fleuries achetées au CAT de Plabennec et les plants de légumes offerts par les établissements Cloatre de Guipavas ont également connu un franc succès. Et des négociations sont lancées pour l’année prochaine avec le Nivot. A la sortie, la caisse de plantes débordait…
Au fond de la salle, passait en boucle (après quelques manipulations spéciales…) sur écran " géant " grâce au vidéo projecteur du Pays COB une présentation des activités de JDM. Elle a permis d’attirer les gens vers le stand JDM où étaient assurés les commentaires et les explications. Il y a eu de nouvelles adhésions et de nombreuses ventes de cartes postales et de livres.
Autour du bar, le coin dégustation toujours chaleureux a permis de nombreuses discussions…. Et l’assemblée s’est régalée des délicieuses crêpes au beurre à la farine bio ! Un tel succès qu’il ne restait plus une crêpe dès 16 h. Un grand merci à Capbio qui nous a offert la matière première pour les crêpes et à une voisine qui a offert une plaque de beurre en dépannage. Derrière le bar, l’équipe a fait couler à flots café, thé, cidre ou vin rouge et assuré la vente des gâteaux toujours accompagnés d’un petit mot gentil.
Une belle journée propice à de nombreuses rencontres dans une ambiance sympathique où chacun a pu mettre la main à la pâte. Et pendant ce temps, les plantes continuaient à passer à la caisse ! Et dans la caisse, il y a eu beaucoup de sous… le bénéfice s’élève à 2 166,54 ¤
La somme récoltée sera notamment utilisée pour l’Amérique centrale à la réalisation d’un manuel pédagogique, la formation des agents de santé et la transformation des plantes en médicaments.
A partir de 17 heures, rangement et nettoyage avant un dernier pot au siège pour ceux qui pouvaient rester, histoire de faire un petit point.
Encore un grand merci aux nombreux bénévoles qui ont apporté des plants et participé à l’organisation et à l’animation de cette journée.
Bon jardinage à tous et à l’année prochaine pour une nouvelle " Foire aux plantes " prévue le 22 avril 2007.


Dans la presse

" BRASPARTS : FOIRE AUX PLANTES LE DIMANCHE 17 AVRIL 2005
L’association Jardins du Monde organise une foire aux plantes médicinales, condimentaires et ornementales. Les plants préparés par les bénévoles seront proposés au public. Un espace restauration est prévu (boissons et gâteaux). Pendant la journée, une projection retraçant les activités de l’association sera présentée.
Jardins du Monde est une association de solidarité internationale, dont l’objectif est la valorisation de l’usage des plantes médicinales appliquée aux soins de santé communautaire dans les pays où la population n’a pas accès aux médicaments conventionnels. Les activités de l’association se situent au Guatemala, Honduras, Chili, Burkina-Faso, Tibet et à Madagascar.
La vente aura lieu à la salle des fêtes de Brasparts le dimanche 17 avril 2005 de 10 h à 18 h.
Entrée libre.
Merci aux sympathisants de l’association qui prépareront des gâteaux. "


" Première foire aux plantes de l’association Jardins du monde.
Une affluence régulière a contribué au succès de cette première foire aux plantes. Un public très varié a pu choisir entre de nombreuses espèces de plantes, apprécier les excellentes crêpes et déguster des gâteaux devant un bon café. Tout ceci dans un climat particulièrement chaleureux. Durant la journée, le public a pu assister à la projection des activités que l’association mène auprès des populations en difficulté dans les pays du sud. Les bénéfices de cette journée seront attribués entre autres à la réalisation de clôtures des jardins de production de plantes médicinales et à l’achat de matériel de laboratoire pour la transformation de ses plantes en médicaments. Ceci particulièrement au Honduras où l’association soutient toujours les populations victimes de l’ouragan Mitch. Un grand merci aux nombreux bénévoles qui ont apporté des plants et ont participé à l’organisation et à l’animation de cette journée.
Cette opération fort sympathique sera reconduite l’an prochain. "


" BRASPARTS : FOIRE AUX PLANTES LE DIMANCHE 23 AVRIL 2006
Pour la deuxième année consécutive, l’association " Jardins du Monde " organise une foire aux plantes médicinales, condimentaires et ornementales. Les plants préparés par les bénévoles seront proposés au public. Un espace restauration est prévu (boissons, crêpes et gâteaux). Pendant la journée, une projection retraçant les activités de l’association sera présentée.
" Jardins du Monde " est une association de solidarité internationale dont l’objectif est l’amélioration de l’état sanitaires des populations qui n’ont pas accès à la médecine conventionnelle par la valorisation de l’usage des plantes médicinales appliquée aux soins de santé communautaire. Les activités de l’association se situent au Guatemala, Honduras, Chili, Burkina Faso, Madagascar, Tibet et Mauritanie.
La " Foire aux plantes " aura lieu à la salle des fêtes de Brasparts le dimanche 23 avril 2006 de 10 h à 17 h. Entrée libre. "



" Beau succès pour la " Foire aux plantes "
Forte du succès rencontré l’an dernier lors de la première " Foire aux plantes ", l’association " Jardins du monde " a renouvelé cette expérience avec beaucoup de plaisir ce dimanche 23 avril à la salle des fêtes de Brasparts. Une belle affluence toute au long de la journée a contribué à la réussite de cette deuxième édition où les visiteurs ont pu découvrir et acheter de nombreuses variétés de plantes, se régaler des délicieuses crêpes et gâteaux et déguster café ou cidre dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Cette journée a été l’occasion de belles rencontres et d’échanges entre les bénévoles et les visiteurs autour de la culture et l’utilisation des plantes ainsi que de la présentation des activités de l’association.
L’ensemble des bénéfices de cette journée permettra à l’association de poursuivre ses actions d’appui aux populations n’ayant pas accès à la médecine conventionnelle par la valorisation des savoirs-faire traditionnels et l’usage des plantes médicinales. La somme récoltée sera utilisée entre autres pour la réalisation d’un manuel pédagogique, la formation des agents de santé et la transformation des plantes en médicaments notamment en Amérique centrale (Honduras et Guatemala).
Un grand merci aux nombreux bénévoles qui ont apporté des plants et participé à l’organisation et à l’animation de cette journée. Merci au CAT de Plabennec pour leurs belles plantes fleuries et surtout à CAPBIO qui a fourni gracieusement les produits pour la préparation des crêpes.
Bon jardinage à tous et à l’année prochaine pour une nouvelle édition. "